La transfusion de produits sanguins labiles est associée à des risques bien identifiés (en particulier : risques résiduels liés à la transfusion d’une poche infectée par le VIH ou par un virus de l’hépatite C (VHC), autres risques (incompatibilités ABO, hémolyse aiguë…). Ces risques sont sans cesse réduits par l’amélioration du dépistage, et par une meilleure qualité de l’ensemble de la procédure du donneur au receveur. On ignorera dans cet exercice les risques résiduels liés à d’autres infections (VHB, autres virus, prions…).
Bien entendu, la transfusion est utile, et souvent indispensable, par exemple dans les anémies. Cependant, les anémies sont plus ou moins graves, et on cherche des critères permettant de décider si face à une anémie donnée, le « bénéfice » de la transfusion l’emporte sur le « risque ».
Dans le travail qui a fourni les données pour cet exercice, les auteurs ont voulu évaluer le risque résiduel de mortalité lié à la transfusion. La décision de transfuser sera justifiée dès que la probabilité de décès par anémie pour le patient sera supérieure au risque.
Eléments de calcul :